Jeunes conducteurs - ce qu'il faut savoir sur l'alcoolémie au volant




  • L’année 2015 a montré une nouvelle hausse de la mortalité sur les routes françaises, comme en 2014, après douze années de baisse successives entre 2001 et 2013. Le début d’année 2016 a malheureusement confirmé cette tendance avec une hausse de +1,9% - soit 29 décès de plus sur le 1er semestre 2016 par-rapport à la même période en 2015. Ces résultats inquiétants rappellent à quel point la lutte contre l’insécurité routière est un enjeu important.

    L’alcoolémie au volant reste aujourd’hui l’une des premières causes d’accidents de la route. En 2015, l’ivresse au volant (alcoolémie supérieure à 0,5 g/l de sang) était impliquée dans près d’un tiers des accidents mortels. Les jeunes conducteurs, qui sont surreprésentés parmi les victimes de la route, sont également plus souvent impliqués dans les accidents mortels en présence d’alcool.

    Face à ces accidents, la prévention doit rester des plus importantes car il s’agit là d'une prise de conscience collective non pas des conducteurs mais de toute personne prenant place dans une voiture. Il est aujourd’hui prouvé que l’alcool au volant est la première cause de mortalité et de handicap des 18 – 25 ans. Il est donc essentiel de continuer à informer et à éduquer sur le danger de cette pratique afin de réduire rapidement le nombre de victimes sur la route.

    Les jeunes conducteurs sont les plus concernés par la consommation d’alcool sur la route

    Bien que des campagnes de prévention sur le sujet soient diffusées depuis plusieurs années, le nombre d’accidents liés à l’alcool au volant impliquant de jeunes conducteurs reste très élevé. Nous constatons que la plupart de ces accidents ont eu lieu la nuit et en période de week-end. Il s’agit souvent de jeunes qui rentrent de soirée après avoir consommé de l’alcool.

    Face à ces résultats, l’information et la prévention restent indispensable. Encore trop de jeunes conducteurs sous-estiment les risques encourus lors d’une conduite en état d’ivresse.

    La réglementation a pourtant changé en 2015 et le taux d’alcoolémie autorisé a été abaissé de 0,5g à 0,2g par litre de sang pour les conducteurs ayant le permis probatoire.

    Si la baisse du taux d’alcoolémie au volant peut paraître dérisoire, elle interdit en réalité la consommation d’alcool avant de prendre le volant puisque le seuil de 0,2g par litre de sang peut être atteint dès le premier verre. Il est donc important de noter que, désormais, la simple consommation d’une bière pour un jeune en permis probatoire peut conduire au retrait de 6 points sur son permis, une amende de 135€ et une immobilisation de son véhicule.

    Alcoolémie au volant : beaucoup de progrès restent à faire

    Malgré cette nouvelle réforme, il faut savoir que beaucoup de progrès restent à faire pour lutter contre l’alcoolémie au volant, notamment dans le domaine de la prévention. Car bien que les sanctions soient lourde de conséquences (retrait de permis, amende), des jeunes conducteurs n’hésitent pas à prendre le volant et à mettre leur vie en jeu ainsi que celle de leurs amis.

    Il faut donc poursuivre le travail d’information et d’éducation autour de ce fléau qui continue chaque année à provoquer la mort de plusieurs centaines de personnes.