Etudes sécurité routière : le bilan de l’année 2015




  • En 2015, la mortalité routière a augmenté de 2,4% en France par-rapport à l’année 2014. Plus de 3 400 personnes ont ainsi perdu la vie dans des accidents de la route en métropole.

    Cette augmentation de la mortalité est due à plusieurs facteurs, nouveaux ou récurrents. L’alcool au volant, la vitesse et l’utilisation croissante des outils digitaux pendant la conduite constituent des facteurs d’accidentalité routière non négligeables.

    Etudes sécurité routière : un bilan mitigé

    Nous étions habitués, avant 2014, à observer une évolution encourageante des statistiques de sécurité routière. En effet, cela faisait 12 ans que la mortalité routière n’avait cessé de baisser, passant de 7 720 décès sur les routes en 2001 à 3 250 en 2013. Mais la vigilance des Français s’est progressivement relâchée et le nombre d’accidents mortels  est reparti à la hausse depuis 2 ans. Les jeunes n’ont pas été épargnés par cette évolution puisque le nombre de décès chez les 18-24 ans a augmenté de 7% entre 2014 et 2015. Plus globalement, les 15-29 ans représentent un tiers des blessés graves sur la route et près d’un quart des personnes tuées. L’alcool au volant est très souvent mis en cause dans le cas des accidents de la route mortels impliquant des jeunes conducteurs.

    Alcool au volant : un facteur d’accidentalité inquiétant

    Les études sur la sécurité routière montrent que l’alcool est présent dans 30% des accidents de la route mortels. Cela fait de l’alcool au volant le deuxième facteur d’accidents mortels en France.

    Afin de sensibiliser la population aux dangers de l’alcool au volant, les acteurs de la prévention routière multiplie les spots publicitaires et les campagnes de communication et ce, depuis de nombreuses années. Les jeunes adultes, principales victimes de l’alcool au volant, constituent souvent la première cible de ces actions de prévention.

    Etudes sécurité routière : les distracteurs, un risque supplémentaire pour le conducteur

    L’utilisation du téléphone au volant sans kit mains-libres est interdit depuis 2003 et depuis juillet 2015 pour les conversations téléphoniques avec casques ou écouteurs. Mais que dire de tous les écrans qui sont arrivés dans la voiture des Français pour les assister dans leur conduite ? On s’aperçoit que l’usage du GPS en conduisant est, au même titre que le smartphone, un facteur d’accident de plus en plus fréquent, puisqu’il accapare l’attention de l’automobiliste et l’empêche de réagir correctement en cas d’événement imprévu sur son trajet.

    En effet, quelle différence y a-t-il entre paramétrer un GPS ou écrire un SMS au volant ? Les Français sont d’ailleurs conscients de la dangerosité de cette pratique puisqu’ils pointent de plus en plus du doigt l’inattention au volant comme étant l’une des principales causes d’accidents mortels. Pourtant, leurs comportements ne s’améliorent pas en conséquence puisque les conducteurs sont de plus en plus nombreux à utiliser des distracteurs sur la route.

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