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vendredi 14 avril 2017

Une étude scientifique mesure l’impact du manque de sommeil et de la fatigue sur la conduite des motards

  • Dans le cadre de son programme de recherches sur la somnolence et l’inattention au volant, la Fondation VINCI Autoroutes livre les premiers résultats d’une étude inédite menée par l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) et le Centre du sommeil et de la vigilance de l’Hôtel-Dieu, Université Paris Descartes (EA7330 VIFASOM).

    Ce travail de recherche mené en laboratoire sur simulateur de conduite motocyclistes, fait apparaître qu’un motard en dette de sommeil ou ayant conduit de façon prolongée multiplie les erreurs de conduite et les prises de risques.

     

    Le manque de sommeil chez les motards : une source avérée de comportements à risque

    L’analyse d’une série de paramètres de conduite sur simulateur montre l’impact de la privation de sommeil sur les capacités de conduite des motards. Ainsi, les modifications de la conduite observées sur autoroute chez les motards ayant subi une privation de sommeil par rapport aux motards sans dette de sommeil, sont très significatives :

    • 14 fois plus de risque de chute ;
    • 3 fois plus de variations de vitesse et 2 fois plus d’excès de vitesse ;
    • 2,6 fois plus de variations de la position latérale ;
    • 2 fois plus de franchissements de lignes inappropriés avec une durée de déviation 3 fois plus longue ;
    • Enfin, l’étude confirme la relation entre manque de sommeil et risque de micro-sommeils en situation de conduite.

     

    Les performances de conduite affectées selon l’heure de la journée

    Les tests révèlent aussi un « effet heure de la journée » avec une baisse des performances de conduite observée sur tous les paramètres étudiés en début de journée (7h-8h) et un apparent regain de vigilance en fin d’après-midi (vers 18h-19h) accompagné d’une amélioration des performances.

     

    La fatigue liée à la conduite prolongée entraîne une multiplication des erreurs de conduite

    Avec ou sans dette de sommeil, et quelle que soit l’heure de la journée, la durée prolongée de conduite apparaît comme un facteur de risque d’accident : dès 50 min de conduite (qui correspond à la phase retour en ville sur le circuit proposé lors des sessions sur simulateur) le motocycliste est bien plus susceptible de commettre une erreur. On note ainsi :

    • 1,5 fois plus de non-respect des feux tricolores, d’oubli des clignotants ou de collisions ;
    • 2 fois plus de franchissements de lignes inappropriés (observés dès 20 à 30 minutes sur autoroute) dont la durée est également allongée ;
    • 3,6 fois plus d’excès de vitesse en comparaison avec les 10 premières minutes de conduite.

    Aussi, à l’occasion des 24 Heures Motos au Mans, la Fondation VINCI Autoroutes propose des Relais Moto, les 14 et 15 avril, pour accueillir, informer et sensibiliser les motards au risque de somnolence sur la route.


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