Le 22 octobre dernier, la mission parlementaire d’information sur l’insécurité évoquait la possibilité de transformer certains délits routiers en contravention, lorsqu’ils sont commis pour la première fois. L’objectif : alléger la charge de travail des forces de l’ordre et des magistrats, alors que les délits routiers représenteraient 37% de l'activité de la justice pénale.
Concrètement, un conducteur contrôlé avec une alcoolémie égale ou supérieure à 0,8 g par litre de sang serait désormais sanctionné par une contravention de 5e classe (1 500 euros), en plus de se voir retirer son permis. Il n’aurait plus toutefois à comparaître devant un tribunal. Idem pour les cas de conduite sans permis. En contrepartie, la mission parlementaire propose de durcir la législation en cas de récidive, en augmentant notamment la durée de suspension du permis de conduire de 6 mois à 1 an.
Un message incompréhensible et dangereux selon 40 millions d’automobilistes, la Ligue contre la violence routière et la Prévention routière, qui estiment que cette évolution irait à l’encontre de la sécurité routière.
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