A la veille des vacances de Noël, qui sont l’occasion de trajets sur la route en famille, la Fondation VINCI Autoroutes pour une conduite responsable dévoile les résultats d’une étude inédite sur les parents au volant. Est-ce que la présence d’enfants dans la voiture modifie leur comportement ? Comment les enfants perçoivent-ils la conduite de leurs parents ? Quel rapport à la sécurité routière, et plus globalement à la responsabilité et au respect des règles, leur est-il transmis ?
L’étude réalisée par Ipsos pour la Fondation VINCI Autoroutes comporte deux volets complémentaires : une première enquête quantitative réalisée auprès de 1 000 parents et enfants de 8 à 16 ans et une seconde étude qualitative, élaborée avec l’expertise du Professeur Daniel Marcelli, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent, consistant en des entretiens menés au sein de familles.

81% des enfants constatent que leurs parents disent des « gros mots » en conduisant, ce qu’admettent largement les parents (76%). Ces derniers tentent pourtant de faire des efforts dans un souci d’éducation (2/3 d’entre eux veillent à moins s’énerver en présence de leurs enfants).
Si les parents ont conscience du risque de mimétisme immédiat de la part de leurs enfants, nombre d’entre eux s’affranchissent pourtant du Code de la route sous leurs yeux. L’usage du téléphone au volant en offre un exemple frappant :
Comme l’analyse Bernadette Moreau, déléguée générale de la Fondation VINCI Autoroutes, « les enfants sont particulièrement attentifs à la conduite de leurs parents, leur observation des comportements inciviques ou du non-respect des règles est très développée ; leur perception coïncide d’ailleurs précisément avec la réalité des comportements de leurs parents. Ces derniers, qu’ils s’en rendent compte ou non, conduisent sous le regard lucide de leurs enfants. En ce sens, ils ne peuvent se dérober à leur responsabilité de conducteurs. »


78% des parents déclarent faire des pauses plus fréquentes avec leurs enfants. Ils s’arrêtent en moyenne toutes les 2h36, soit toujours 36 minutes de plus que le délai moyen recommandé. Toutefois plus d’un parent sur 10 (13%) attend plus de 3 heures pour faire une pause.
L’humeur des enfants peut alors devenir une alerte salutaire pour rappeler la nécessité d’un arrêt pour toute la famille. Mais selon les enfants, près d’un tiers des parents (32%) sont des adeptes de la pause minimaliste et ne s’arrêtent que le temps d’aller aux toilettes et de mettre de l’essence dans la voiture, sans prendre le temps de se restaurer, jouer ou de se reposer.
«Rester assis sans bouger, ce n’est pas une attitude naturelle pour l’enfant, précise Daniel Marcelli. Aussi quand il commence à devenir insupportable, c’est peut-être parce que, pour lui, cette immobilité devient pénible : les parents devraient considérer que l’agitation est un signal important, et qu’il est temps d’accorder une pause afin que les petites jambes puissent se détendre».
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