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vendredi 07 avril 2017

La Fondation VINCI Autoroutes publie la 4e édition du Baromètre européen de la conduite responsable

  • La Fondation VINCI Autoroutes livre les résultats de l’édition 2017 du Baromètre européen de la conduite responsable. Réalisée par IPSOS auprès de 12 429 conducteurs européens dans 11 pays de l’Union européenne, cette vaste enquête dresse un état des lieux des comportements des Européens au volant. Elle permet d’identifier les conduites à risque et les bonnes pratiques pour contribuer à mieux orienter les messages de prévention dans chaque pays.

     

    Face à la mortalité routière, le fatalisme des Européens persiste

    Alors que l’objectif de la Commission européenne est de diviser par 2 le nombre de personnes tuées entre 2010 et 2020, la mortalité routière en Europe n’a diminué que de 19 % ces 6 dernières années. En 2017, plus d’1 Européen sur 2 (51 %) considère qu’il sera difficile de faire baisser significativement le nombre de personnes tuées sur la route.

     

    L’usage très répandu des outils connectés au volant apparaît en contradiction avec la prise de conscience du risque d’inattention

    • L’inattention est désormais considérée par les Européens comme la principale cause d’accidents mortels sur les routes devant la conduite sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants : ils sont 57 % (+5 pts), et jusqu’à 75 % aux Pays-Bas, à l’identifier comme telle.
    • Pourtant, les Européens sont nombreux à continuer de conduire en utilisant leur téléphone, leur smartphone ou en réglant leur GPS. Ces objets du quotidien, dont il semble qu’on ne puisse se séparer même au volant, multiplient les comportements à risque du fait de la distraction qu’ils entraînent. Les pratiques peuvent cependant varier significativement selon les pays. Ainsi, par exemple, en conduisant, les Européens sont 43 % à téléphoner en utilisant le Bluetooth (jusqu’à 52 % en Italie mais 31 % en Royaume-Uni) et 39 % à paramétrer leur GPS (jusqu’à 50 % en Allemagne mais 29 % en Espagne) ;

     

    Le danger et les incivilités viennent toujours des autres : l’autosatisfaction des Européens prévaut sur l’autocritique

    • 80 % des Européens reconnaissent avoir déjà eu peur du comportement agressif d’un autre conducteur.
    • Si les Européens se montrent très critiques vis-à-vis de leurs compatriotes – ils sont 83 % à utiliser au moins un adjectif négatif pour qualifier la conduite des autres, ils sont plus complaisants dans l’autoévaluation de leur conduite (97 % s’attribuent au moins un qualificatif positif).
    • 54 % des Européens, jusqu’à 73 % des Grecs mais 27 % des Suédois, reconnaissent qu’il leur arrive d’injurier les autres automobilistes.

     

    De nombreuses règles de sécurité élémentaires restent insuffisamment respectées par une large part des conducteurs européens

    • Respect de la vitesse autorisée : 89 % des Européens, et jusqu’à 93 % des Suédois, admettent dépasser de quelques kilomètres/heure les limitations de vitesse ;
    • Respect des distances de sécurité : 63 % des Européens et même 76 % des Français ne maintiennent pas une distance suffisante avec le véhicule qui les précède ;
    • Usage du clignotant : 55 % des conducteurs européens oublient de signaler aux autres leur dépassement ou leur changement de direction ;
    • Circulation sur autoroute : 54 % des Européens indiquent qu’il leur arrive de conduire sur la voie du milieu alors que celle de droite est libre et plus d’1 conducteur sur 10 (11 %) circule sur la bande d’arrêt d’urgence alors que celle-ci est exclusivement réservée à l’arrêt d’urgence et au passage des secours ;
    • Respect des vitesses dans les zones de travaux : 53 % des conducteurs européens oublient de ralentir à proximité d’une zone de travaux (jusqu’à 65 % en Belgique) en dépit du risque que cela peut entraîner pour le personnel qui y intervient ;
    • Port de la ceinture de sécurité : 21 % des Européens conduisent encore en oubliant d’attacher leur ceinture. Même si les Français sont les meilleurs élèves en la matière, ils restent cependant plus d’1 sur 10 à ne pas le faire. Les Grecs sont les moins responsables sur ce point (47 %) ;
    • Alcool au volant : 11 % des conducteurs européens déclarent qu’il leur arrive de prendre le volant en étant au-dessus de la limite autorisée. Une pratique plus fréquente en Grèce (28 %), Belgique (26 %), et France (17  %), mais nettement moins en Suède et Slovaquie (3 %) ;
    • Stupéfiants : 2 % des Européens admettent avoir conduit en ayant fumé du cannabis mais cette pratique concerne 5,2 % des hommes de moins de 35 ans.

     

     

    Les Européens établissent le palmarès des pays où les conducteurs se montrent les plus responsables à leurs yeux

    • Les Suédois sont perçus comme les meilleurs conducteurs aux yeux des Européens : 38 % d’entre eux estiment qu’ils sont les conducteurs les plus responsables d’Europe ; ce qui se confirme par leur résultat en matière d’accidentalité (27 tués par millions d’habitants contre 50 pour la moyenne européenne). Ils sont suivis par les Allemands puis par les Néerlandais et les Britanniques en quatrième position de ce classement de la conduite responsable ;
    • À l’inverse, les Italiens sont jugés les conducteurs les moins responsables d’Europe, un sentiment partagé par 27 % des Européens. Ils sont suivis par les Grecs (18 %) et les Polonais (16 %). Les Français occupent la quatrième position exæquo avec les Espagnols (8 %). Ces cinq derniers placent d’ailleurs leur propre pays en tête du classement des conducteurs les moins responsables.

     

     

    Focus sur la somnolence au volant : des bonnes pratiques à généraliser

    Somnolence, presque accidents et accidents

    38 % des Européens identifient la somnolence comme l’une des principales causes d’accidents mortels sur les autoroutes, et 8 % sur les routes en général. En France, la somnolence est même citée le plus souvent comme cause d’accidents mortels sur autoroute (53 %). Cela dénote la bonne sensibilisation des Français sur le sujet puisqu’elle est effectivement le premier facteur d’accidents mortels sur autoroute. Les Européens sont 25 % à avoir déjà eu l’impression de s’être assoupis durant quelques secondes au volant, jusqu’à 33 % en France.

     

    Dette de sommeil et temps de conduite

    Alors qu’ils sont 71 % à considérer qu’il ne faut pas conduire en étant fatigué, ils  sont encore trop nombreux à prendre le volant dans cet état (36 %).

    A cela s’ajoutent des temps de conduite encore trop longs avec une pause en moyenne après 3h14 de conduite, 8 minutes de plus qu’en 2016, jusqu’à 4h02 pour les Polonais mais 2h46 pour les Pays-Bas et 2h48 pour la France. Seulement 26 % des Européens respectent la recommandation d’une pause toutes les 2h.

     

    Certaines bonnes pratiques de prévention de la somnolence au volant commencent à s’imposer

    Bien que les idées reçues sur les moyens de lutter contre la somnolence au volant aient la vie dure (81 % des Européens pensent pouvoir résister au sommeil en discutant avec un autre passager, 61 % en écoutant de la musique ou la radio et 59 % en ouvrant la fenêtre), les bons réflexes lors des longs trajets doivent être salués. Ainsi :

    • la sieste lors des pauses est pratiquée par 60 % des Européens (+4 pts par rapport à 2016) et jusqu’à 84 % des Belges ;
    • 84 % des Européens (jusqu’à 94 % des Grecs) programment leurs horaires de départs en fonction des heures où ils sont les moins fatigués;
    • 73 % des conducteurs européens changent de conducteur au cours du trajet (+ 3 pts) et jusqu’à 79 % en Suède.

     

    C’est pourquoi, en cette veille de départ en vacances de printemps, la fondation VINCI autoroutes pour une conduite responsable rappelle quelques conseils simples pour limiter les risques de somnolence au volant, qui demeure la première cause d’accidents mortel sur autoroute:

     

    • Faire une nuit complète de sommeil la veille du départ,
    • Eviter de partir la nuit (entre 22h et 6h)
    • Effectuer des pauses régulières tout au long du trajet, au minimum toutes les deux heures
    • S’arrêter sur une aire dès les premiers signes de fatigue et faire une courte sieste
    • Ne pas hésiter à changer régulièrement de conducteur
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